Westworld


Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais, en ce qui me concerne, il y a parfois des "clignotants" qui guident mes choix de série. Et il y en avait pas mal au rendez-vous s'agissant de Westworld, la série qui a beaucoup fait parler d'elle, mais qui est repartie bredouille des Emmy Awards (contrairement à Big Little Lies, coup de cœur dont je vous parlais il y a peu) :

  • Le réalisateur est un certain Jonathan Nolan, le frère de Christopher Nolan, réalisateur d'Inception et de la trilogie The Dark Knight, pour ne citer qu'eux. Et comme dirait l'autre, si son plumage se rapporte à son ramage, Westworld pourrait bien être le phénix de la forêt de séries qui boisent nos écrans.

  • La musique est composée par Ramin Djawadi. Alors OK, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais le générique suivant, sûrement plus :

  • Et puis, griotte sur le pudding, Anthony Hopkins (Oscar du meilleur acteur pour Le Silence des Agneaux en 1992, siouplé) campe le rôle de l'un des personnages principaux.

Bref, il n'en fallait pas plus pour me décider à profiter encore du mois gratuit proposé par OCS (vraiment, faites-en de même !) en lançant fissa le premier épisode de Westworld. Westworld, c'est le nom d'un parc d'attractions futuriste dans lequel les visiteurs sont plongés dans l'univers de la conquête de l'ouest. Petite particularité : le parc est peuplé d'androïdes n'ayant pas conscience de ne pas être de vrais humains, et sur lesquels les visiteurs peuvent réaliser tous leurs fantasmes, pour ne pas dire leurs dégueulasseries (meurtres, viols, etc.), et ce, en tout impunité. Petit problème : à force de jouer au démiurge, la société qui gère le parc va devoir faire face à de petits dysfonctionnements chez les hôtes androïdes. Car comme le dit si justement le Dr Robert Ford, fondateur et directeur du parc interprété par Anthony Hopkins, "Quand on se prend pour Dieu, on connaît forcément le diable".

Je ne sais pas si, lorsque vous étiez petit·e, vous étiez comme moi adepte des Playmobil, mais vous êtes-vous déjà demandé·e ce qu'il se passerait si d'un coup vos petits bonshommes en plastique se souvenaient et prenaient conscience de tous les rôles que vous leur avez fait jouer et de tout ce que vous leur avez fait subir (faites pas semblant, c'est comme les Sims : on a tou·te·s déjà essayé de les noyer en les plaçant dans la piscine et en enlevant le plongeoir) ? Tout comme son frère l'avait remarquablement fait avec Inception, Jonathan Nolan plonge le spectateur dans les méandres du conscient et du subconscient. Rajoutez à cela un soupçon de réflexion sur le libre-arbitre, sur la nature humaine et une once de dystopie, et vous obtenez un résultat plutôt satisfaisant, malgré des épisodes très inégaux, tant en rythme qu'au niveau du jeu des d'acteurs.

Idem pour le background musical : quelques bonnes idées, avec de surprenantes reprises version piano bar/western de grands tubes (No Surprises, Paint it Black (excellentissime, vous pouvez l'écouter en cliquant sur la vignette correspondante ci-dessous), House Of The Rising Sun, Back to Black), mais certains épisodes manquent cruellement de perles comme celles-ci.

Bref, adepte de séries de science-fiction, de retournement de cerveau à la Inception (vous savez, quand à la fin du film vous vous dites qu'il faudrait tout revoir pour essayer d'en comprendre complètement le sens ?) chaussez vos santiags, et partez à la conquête de Westworld : ça vaut le coup, sans être la série de l'année. La conquête de la série de l'année continue !

Et pour rester dans la même ambiance, ou presque... (Cliquez donc !)

#sérieTV #Dystopie

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