Haters back off !


Etant toujours à la recherche de bonnes séries TV, j'avais envie d'en dégoter une au ton humoristique abrasif. Parce que revisionner en boucle les saisons de Friends et de The Big Bang Theory, c'est bien, mais quant on est sérievore, on préfère suivre un régime alimentaire varié. J'ai donc testé puis dévoré la première saison de Haters back off, dont voici la bande-annnonce, suivie de cinq bonnes raisons de regarder cette série américaine (disponible sur Netflix) :

1- Parce que c'est drôle ... à condition d'aimer l'humour potache. On est loin de la dynamique des dialogues de Friends (qui, vous l'aurez compris, est ma référence ultime en matière d'humour pour les séries), mais la personnalité de Miranda Sings, au centre de cette série, est décapante. Lesté d'un excès de confiance, égocentrique, puéril et même méchant, ce personnage comique sans talent mais persuadé d'être une grande chanteuse a été créé par l'humoriste Colleen Ballinger en 2008 et possède sa propre chaîne youtube qui dépasse aujourd'hui les huit millions d'abonnés. Faites-y un tour, et si les vidéos vous font travailler les zygomatiques, il y a de grandes chances que la série vous plaise également (sinon, passez vite votre chemin !). Je vous ai sélectionné ci-dessous une reprise de Hello d'Adele, mais vous trouverez aussi sur la chaîne YouTube précitée des tuto ratés, et également des cours de chant (!) à de vraies chanteuses telles qu'Ariana Grande (et ça vaut le détour !).

2- Parce que c'est drôle ... mais pas seulement. Sous les bavures d'un rouge à lèvres toujours mal appliqué, la série interroge sur la recherche frénétique de la célébrité pour la célébrité, peu important l'existence ou non d'une once de talent. Et cette quête est valable non seulement pour les jeunes, mais également pour les adultes - représentés dans la série par l'oncle Jim de Miranda, son "agent" - qui tentent de réaliser leurs rêves à travers la nouvelle génération (personnellement, j'ai toujours été très mal à l'aise avec les émissions de télé-crochets dans lesquelles des parents accompagnent leurs progénitures se faire critiquer par un monde d'adultes, qui ferait mieux d'éloigner les enfants des projecteurs...).

Haters back off questionne également sur le prix de la célébrité et sur nos propres réactions face aux vidéos ratées de (mauvaises) graines de star. YouTube est bien connu pour être un terrain facile de déferlement de haine derrière un écran, mais au-delà de ce constat, pourquoi de nombreuses personnes (dont je dois sûrement faire partie) sont-elles si friandes d'échecs en tout genre (tutoriels de coiffures ratés, chats qui se cassent la binette, bêtisiers, interviews qui dérapent) ? Tout au long du visionnage de Haters back off, j'ai oscillé entre rires et culpabilité face à ce genre d'humour qui consiste à "rire de" (mais que le personnage de Miranda emploie également à l'égard d'autres personnages, ce qui rééquilibre la balance) ... pour au final être picotée par des pointes de tendresse et d'attachement envers des personnages rocambolesques qu'on croirait parfois sortis d'un film de Wes Anderson.

3- Parce que Miranda Sings/Colleen Ballinger sait très bien chanter très mal ! Ce talent est assez rare finalement, car la parodie de mauvais chanteur·se·s est souvent poussée à l'extrême et manque de finesse, contrairement au personnage de Miranda qui manie à merveille de nombreux ingrédients vocaux : vibrato à outrance, mimiques du visage, passages incessants en voix de tête, voix nasillarde, difficulté en matière de souffle, décalage par rapport au rythme, et bien évidemment, problèmes de justesse ! Sur YouTube, Colleen Ballinger se met d'ailleurs régulièrement en scène aux côtés de son personnage Miranda à travers des duos, qui prouvent - s'il en était besoin - sa maîtrise vocale : je vous encourage à aller zieuter Love is an open door (extrait de La Reine des neiges), par exemple.

4- Parce que vous aimez ou que bien au contraire vous détestez les comédies musicales. Moi qui suis une grande fan de comédies musicales, j'ai eu pour la première fois plaisir à voir quelqu'un assassiner les grands classiques de Broadway : Wicked (la série s'ouvre sur un carnage vocal autour de Defying Gravity), Chicago, Annie ... bref, des ravages qui raviront autant les aficionados que les haters !

5- Parce que les épisodes sont courts. Eh oui, au gré de discussions amicales, je me suis rendue compte qu'on était finalement assez nombreux·ses à rechercher des formats courts, et ce, même si on sait très pertinemment qu'on va enchaîner les épisodes et qu'au final le temps passé devant l'écran sera le même qu'avec un format long ! Si vous cherchiez une dernière excuse pour commencer Haters back off, la durée de 30 minutes par épisode (la première saison ne comportant que huit épisodes) devrait achever de vous convaincre !

Et pour rester dans la même ambiance, ou presque... (Cliquez donc !)

#Netflix #humour #sérieTV

0 vue

© 2023 par SUR LA ROUTE. Créé avec Wix.com