L'Homme aux cercles bleus - Fred Vargas


Je sais pas vous mais, pour moi, l'été est la saison idéale pour lire des romans policiers. Ne me demandez pas trop pourquoi, c'est juste que je suis étrangement cyclique dans mes lectures. Ma petite tête estime qu'il y a des périodes de l'année propices à certains genres de livres. Par exemple, l'hiver, je suis davantage portée sur les contes ou les romans merveilleux. En été, il me faut de l'énigme à me faire déboulonner la cervelle, de la chasse au meurtrier, du labyrinthe psychologique. Si bien que L'Homme aux cercles bleus, de Fred Vergas (soit le premier roman que je lis de cette autrice) me semblait le candidat idéal pour débuter le mois d'août.

Le pitch en quelques mots : à Paris, d'étranges cercles à la craie bleue sont tracés la nuit sur les trottoirs. Toujours dédicacés de la phrase "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?", ils cernent des objets abandonnés... puis des cadavres. Oeuvre d'un maniaque ? C'est le mystère que tentera de résoudre le commissaire Adamsberg...

Attractif ce petit pitch, non ? Tellement attractif que pendant trois jours, je n'ai pas réussi à décrocher de ce roman. J'étais comme qui dirait "à fond". Sauf qu'un bon roman policier doit pour moi se clôturer par une résolution de l'énigme à la hauteur de la construction de l'intrigue. Et dans cette aventure – et je suis navrée d'écrire ce qui suit – ce n'est pas le cas. Trop de questions restent sans réponse. La chantilly n'a pas pris. Tous les bons ingrédients étaient pourtant là (ah ces cercles bleus, ah cette petite phrase refrain qui sonne si bien !), mais ils ne devaient pas être assez froids (oui, c'est le secret d'une chantilly réussie !) pour que la crème monte.

Je ressors de cette lecture profondément frustrée. Ce fut ma première rencontre avec l'indéchiffrable commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, mais je ne suis pas certaine de vouloir le suivre dans une autre de ses enquêtes... pourtant, j'ai aimé son côté nébuleux, désordonné et néanmoins perspicace. Un petit air du flegmatique Sherlock Holmes qui ne m'a pas déplu... mais je n'ai pas eu cette ébullition intellectuelle à laquelle je m'attends à la fin d'un roman policier. Dommage.

Et vous, accordez-vous vos lectures aux saisons qui défilent ?

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L'Homme aux cercles bleus, de Fred Vargas, aux éditions J'ai lu (224 pages, 6,10 €)

#policier

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