La casa de papel

21/01/2018

 

 Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais malgré la multitude de séries auxquelles on peut avoir accès de nos jours (entre nous, la trilogie du samedi sur M6, c'était bien, mais les plateformes type Netflix ou OCS c'est quand-même vachement plus pratique), j'étais un peu en manque ces derniers temps de palpitations à l'ancienne. Parce que c'est bien beau toutes ces mini-séries très cinématographiques et très intellectuelles (dont je raffole par ailleurs), mais de temps en temps, il faut aussi savoir agiter et contenter le cerveau reptilien télévisuel. Accélération du rythme cardiaque à la fin de chaque épisode , augmentation de la transpiration à chaque rebondissement, identification aux personnages qui nous font craindre pour leur vie : il y en a eu des séries sur le point d'ébranler mes fonctions vitales. Lost, Prison Break, 24H chrono, et j'en passe et des meilleurs.

 

Aussi quand une bonne petite série à cliffhangers (cette technique sournoise et pourtant diablement bien pensée qui consiste à ponctuer une série de coups de théâtre ou de scènes de suspense qui vous font enchaîner les épisodes avec frénésie) s'est présentée à moi, je me devais de partager cette trouvaille avec vous. La casa de papel ("la maison de papier" en français), série espagnole, est mon coup de cœur télévisuel de ce début d'année 2018. Et sans plus tarder, je vous laisser découvrir la bande annonce :

Le point de départ est donc le suivant : une bande de braqueur·se·s décide de réaliser le "casse du siècle" en organisant une prise d'otage à la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre à Madrid. Braquage que le Professeur - mi-Arsène Lupin, mi-Robin des bois à l'origine de la réunion des malfaiteur·rice·s - souhaite éthique : eh oui, en prenant une fabrique de monnaie pour cible, la fine équipe ne volera techniquement de l'argent à personne puisqu'elle fera fabriquer son propre butin une fois dans les lieux. Le tout sans mort ni blessé, dans la mesure du possible. 

 

A la fin du premier épisode, j'étais curieuse de voir comment les scénaristes allait faire durer le temps de 13 épisodes cette histoire de braquage vue et revue sur nos écrans (tapez dans les mains si vous aussi vous ne savez plus combien d'Ocean's (eleven, etc.) sont sortis au cinéma). Mais bien vite on se délecte de l'efficacité du scénario, grâce aux flashbacks sur la préparation du braquage, sur le passé des braqueur·se·s, grâce aux zooms sur les relations qui se nouent entre eux et certain·e·s otages, et, surtout grâce à la confrontation de l'intelligence du Professeur, qui semble toujours avoir un coup d'avance, à celle de l'inspectrice en charge des opérations de police.

 

Le véritable point fort de La casa de papel se trouve dans la place dans laquelle est logé le spectateur, qui se retrouve pour ainsi dire le popotin entre deux chaises : on souhaite que les braqueurs atteignent leurs objectifs tout comme on espère paradoxalement que l'inspectrice réussira à les coincer.

 

Et, comme si l'excellent casting (mentions spéciales à Itziar Ituño dans le rôle de l'inspectrice, et à Pedro Alonso dans le rôle de Berlin) et la justesse du tempo ne suffisaient pas, les épisodes sont ponctués de musiques choisies et distillées avec goût, à la hauteur du générique avec lequel je vous laisse :

Et pour rester dans la même ambiance, ou presque...  (Cliquez donc !) 

 

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