Nymphéas noirs - Michel Bussi

14/08/2018

Bilan mitigé pour cette découverte de l'écriture de Michel Bussi, dont la popularité titillait ma curiosité qu'une collègue a aiguisée en me conseillant la lecture des Nymphéas noirs. L'histoire de ce roman policier se déroule dans le village de Giverny, source d'inspiration du peintre Claude Monet qui y peignit ses fameux nymphéas, série de peintures représentants des nénuphars (vous me pardonnerez de ne pas retenir l'écriture "nénufars" ; je sais bien que l'Académie française autorise désormais cette orthographe mais mon côté classique refuse de céder à cette possibilité, que voulez-vous !). Un cadavre gît au bord d'un cours d'eau, ce qui rameute bien évidemment les policiers des alentours, notamment les inspecteurs Sérénac et Bénavides, bien décidés à mener l'enquête pour découvrir l'auteur du crime. Du haut de la tour d'un moulin, une "presque veuve" observe cachée tout ce cirque ...

 

Certes, la toile de fond, si vous me permettez l'expression, constitue un cadre original et alléchant : les informations sur la vie de Monet et la description de Giverny m'ont bien plu et m'ont même donné envie, bonne parisienne que je suis devenue, de faire un saut dans ce haut lieu touristique. Mais elles n'ont pas suffi à effacer les faiblesses de ce livre que je n'ai pu m'empêcher de relever. A commencer par les personnages, presque caricaturaux : le duo d'inspecteurs ressemble davantage à Minus et Cortex qu'à Sherlock Holmes et John Watson, tant leur manière de mener l'enquête est peu crédible, sans oublier les personnages féminins, plus souvent présentés comme des objets sexuels que comme des têtes pensantes... difficile de s'attacher à des protagonistes qu'une écriture sans chichis - pour de ne pas dire pauvre par moment - ne réussit pas à rendre attachants. 

 

Cependant, pour être honnête avec vous, j'ai quand-même été happée par le dernier tiers du livre : la pirouette finale ravigote l'intrigue, basée sur une bonne idée qui aurait pu être mieux exécutée tant sa mise en place est lente. Une histoire traînée en longueur qui rend nostalgique de l'efficacité des romans d'Agatha Christie ... c'est comme pour l'orthographe de nénuphars : je reste attachée aux classiques !

Et pour rester dans la même ambiance, ou presque...  (Cliquez donc !) 

 

 

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